Une politique d’inclusion efficace : la CDAS donne des impulsions
En 2025, la CDAS a rejeté le contre-projet indirect à l'initiative pour l'inclusion, trouvant la première ébauche trop étroite et trop centrée sur le logement. Elle demande une loi-cadre plus ambitieuse, portée par une stratégie nationale et une modernisation réelle de la LIPPI. Elle approuve l'orientation générale de la LAI, tout en rappelant la nécessité d'une réforme plus fondamentale. Le somment inclusif de Filzbach (GL) a renforcé l'échange intercantonal sur l'autonomie, la solitude et le travail.

Depuis plusieurs années, on constate un regain d'élan dans le domaine de la politique en faveur des personnes en situation de handicap. Plusieurs révisions de lois sont prévues et, dans certains cas, les organes de la CDAS ont déjà pu en discuter les grandes lignes.
Contre-projet indirect : trop restreint
La CDAS rejette l'ébauche de contre-projet indirect proposé à l’initiative pour l’inclusion : elle estime que son champ d’application demeure trop limité et n'offre pas une base suffisante pour une politique de l’inclusion efficace. La CDAS demande par conséquent une révision en profondeur, avec une implication active des cantons.
Loi-cadre inclusion et LIPPI : moderniser et coordonner
La CDAS plaide pour un changement de perspective : toutes les prestations doivent être placés au centre, qu'elles soient ambulatoires, intermédiaires ou stationnaires, et une évaluation des besoins mieux coordonnée est nécessaire. La CDAS appelle aussi à renforcer l’apport de la Confédération. Dans ce cadre, elle demande une modernisation réelle de la LIPPI, afin de mieux couvrir toutes les formes de prestations.
LAI : orientation soutenue, réforme à poursuivre
La CDAS soutient l’orientation générale de la révision partielle de la LAI : accès à des moyens auxiliaires actuels, contribution d’assistance et projets pilotes favorisant la vie autonome. Elle rappelle toutefois qu’une réforme plus fondamentale sera nécessaire à moyen terme.
Sommet inclusif : échanges et bonnes pratiques

Le 30 octobre, à Filzbach (GL), le sommet inclusif intercantonal a mis la pratique sur le devant de la scène : vivre de manière autonome (accent sur la solitude) et travailler dans le premier marché de l’emploi (accent sur le personnel intérimaire). Les échanges directs avec les personnes concernées et les personnes autoreprésentées ont enrichi les tables rondes et ateliers, permettant de confronter les réalités cantonales, de discuter les avantages et les limites des approches existantes et d’identifier les bonnes pratiques. Cela crée une base de comparaison pour les étapes à venir.

Convention intercantonale relative aux institutions sociales (CIIS)
Pour la deuxième année consécutive, une enquête sur les placements intercantonaux est réalisée, démontrant l’importance et le bon fonctionnement de la CIIS comme cadre central de coordination entre cantons. Parallèlement, les travaux engagés sur des thématiques clés telles que les coûts de soins et la numérisation montrent que la convention n’est pas un instrument figé, immuable, mais qu’elle s’adapte au contraire activement en fonction des défis actuels.
- Aide à la pratique relative à l’indemnisation : publication et diffusion d’une aide à la pratique visant à garantir une indemnisation appropriée, équitable et transparente de la participation des personnes en situation de handicap.
- Normes de qualité et évaluation des besoins : adoption de normes intercantonales pour une évaluation des besoins en prestations ambulatoires centrée sur la personne, afin de renforcer la comparabilité et la coordination.
- Échanges intercantonaux de pratique : échanges au sein des comités d’experts (logement, travail, IHP) pour confronter les réalités cantonales, partager des retours d’expérience et identifier les bonnes pratiques.
Et quand le monde nous regarde sans pitié, Nous lui offrons notre folie — Pas celle des diagnostics, Mais celle des étoiles qui refusent de s’éteindre. Nous sommes ici. Nous sommes vivants. Et nous avons beaucoup à offrir.Friedli Maria (poème intitulé Folies, lu lors du Sommet inclusif à Glaris)